les mousquetaires au couvent

Opéra-comique en trois actes de Louis Varney

Livret de Paul Ferrier et Jules Prével

 

 
Marie de Pontcourlay : Aurélie Fargues, soprano
Simone : Marine Boustie/Marie Saadi, soprano
Louise de Pontcourlay : Margot Fillol, soprano
La Mère Supérieure: Corinne Fructus, comédienne
Soeur Opportune: Angélina Warnier, soprano

Narcisse de Brissac : Maxime Cohen, baryton
Gontran de Solanges : Olivier Montmory, ténor
L’Abbé Bridaine : Jean-François Gardeil, baryton
Pichard: Louis Sainrat, basse
Rigobert: Pascal Marie, ténor

Chœur des Chants de Garonne

Piano : Émilie Véronèse

 

Mise en scène : Emmanuel Gardeil
Costumes et Scénographie: Madeleine Nicollas
Décors : Jean Ghilardini
Lumières : Marion Jouhanneau et Sophie Lyon-Caen

Photos Alain Argaud

Création


2 Décembre 2018 au Théâtre d'Agen

 

Reprises


21, 23 et 24 Février 2019 au Théâtre Saint Léon
3 Août 2019 aux Nuits Musicales en Armagnac (
Lectoure)
5 Octobre 2019 à Taverny

Presse


ResMusica (09/12/18)
"À Agen, les mousquetaires troublent joyeusement le couvent"

Forumopera (21/02/19)
"Pour faire un brave mousquetaire"

Froggy's delight (21/02/19)
"Les mousquetaires au couvent"

Argument

 

Le fameux mousquetaire Narcisse de Brissac prie l’Abbé Bridaine de sauver Gontran de Solanges, leur ami commun. Il ne boit plus, ne rit plus, ne se bat plus… cas inquiétant pour un mousquetaire !         
On comprend vite la raison : il se meurt d’amour pour Marie de Pontcourlay, la fille du gouverneur. Mais celui-ci a décidé que ses deux filles devaient intégrer le couvent des Ursulines…
Brissac trouve la solution : Gontran et lui se déguiseront en moines pour entrer au couvent et tenter d’y sortir avec Marie…

Note de mise en scène

 

Après avoir abordés Les Brigands d’Offenbach en 2016, les Chants de Garonne avaient hâte de retrouver la légèreté musicale et scénique des opéras-comiques. Et comme dans Les Brigands, le « déguisement » y a sa large part car, comme l’indique le titre de l’ouvrage, tout le ressort comique de cet opéra-comique est dans les astuces que trouveront ces attachants mousquetaires pour passer inaperçus dans un couvent.        
La ficèle peut sembler grosse : elle est surtout extrêmement solide car ce comique de situation a assuré, depuis la création de cet ouvrage en 1880, un succès populaire ininterrompu.    
Une célébrité due également à la richesse de cette mise en musique dont beaucoup d’extraits comme « Pour faire un brave mousquetaire », « Gris ? Suis-je gris ? », mais également les tendres couplets de Marie ou le fameux quintet dit « de l’échelle » font partie des trésors du genre.

Il aurait été inutile et déplacé de bouleverser l’époque et le cadre de l’action : le titre et le sujet n’auraient plus de sens. Mais nous avons souhaité y insérer un travail original au niveau des textes parlés, comme ce fut le cas (d’une autre manière) dans plusieurs de nos productions (Vie parisienne… ou presque, Brigands, …).

En effet, admirateurs d’Edmond Rostand (mais qui ne l’est pas !), Jean-François Gardeil et moi-même nous sommes demandés ce que l’auteur de Cyrano de Bergerac aurait pu insuffler à ce divertissement. Avec la plus grande modestie devant le maître mais avec une gourmandise certaine, nous avons donc entrepris de réécrire le texte parlé en alexandrin, afin de gommer certaines longueurs du livret de Paul Ferrier et Jules Prével et surtout d’ajouter l’élégance et le rythme propres aux vers métrés. Car la musique, c’est tout d’abord le rythme, non ?

 

Pour défendre cet ouvrage, nous avons sélectionné de jeunes interprètes professionnels dont la carrière est en plein essor (une des principales vocations de Chants de Garonne) rompus au difficile exercice dû au genre qu’est l’alliance d’un texte parlé souvent dense et d’airs à la vocalité voisine de celle qu’exige un opéra, auxquels s’ajouteront le chœur de chambre des Chants de Garonne et, pour tenir les seconds rôles, les étudiants en fin de cursus parmi les plus prometteurs des Conservatoires de Bordeaux, Toulouse et Montauban.

 

Emmanuel Gardeil